Retrouvez toutes les expositions de l'année 2022.

Gayant, les géants de Douai

Du 9 juillet au 29 août 2022

La famille Gayant symbolise l’une des traditions de notre région : les géants du Nord. Ces mannequins d’osier sont ancrés dans la mémoire des visiteurs venus les admirer lors des festivités annuelles organisées en juillet. Géants emblématiques de la ville, la famille Gayant réunit lors de sa sortie estivale des milliers de Douaisiens et touristes venus saluer Monsieur, Madame et les enfants !

Créés au 16e siècle, ils ont évolué à l’image des hommes, des femmes et des époques qu’ils traversent. Ils changent de costume, de taille, d’accessoires, de couleurs et sont classés depuis 2005 parmi les chefs-d’œuvre du Patrimoine mondial oral et immatériel de l’Humanité par l’UNESCO. Le musée vous propose de découvrir photographies, peintures, gravures et objets souvent inédits les représentant. Certaines œuvres ou documents prêtés par des collectionneurs privés, par la bibliothèque ou les archives municipales, viendront mettre en image et en son des représentations des Gayant et des personnages incontournables les accompagnant, le sot des canonniers et la roue de la fortune.

Dès 1780, le peintre valenciennois Louis Watteau immortalise les membres de la famille sur la toile. De nombreux artistes, peintres, dessinateurs, photographes, graveurs, sculpteurs rendent hommage aux géants au cours des 19e et 20e siècles. Ce sont ainsi près d’une centaine d’œuvres que nous vous invitons à découvrir tout l’été au musée.

Sous la loi des talibans, exposition dans le cadre du FIGRA

Le 15 août 2021, l’Afghanistan a changé de visage. En une journée qui vit la fin du retrait des forces occidentales, la débâcle du régime en place et la prise de Kaboul par les talibans, le pays entier a renoué avec une histoire qui s’était interrompue le 11 septembre 2001 avec l’attentat contre les tours jumelles de New-York et «la guerre au terrorisme» lancée par George W. Bush. Les talibans avaient été chassés de Kaboul. Vingt ans plus tard, les « étudiants en religion » sont de retour. Pendant cette année 2021, la capitale afghane a cristallisé les enjeux. À Kaboul, les anciens chefs de guerre s’affirmaient prêts à mourir. Ils ont fui et abandonné derrière eux une population livrée à elle-même. Sans plus aucun recours, privée de financement, de soutien, la société civile a tenté de résister. En vingt ans de guerre et de présence occidentale, des milliers de morts, des milliards de dollars investis, en laissant la place à la nouvelle génération talibane et pour quel résultat ? Cette série photographique de Pedro Brito Da Fonseca présentée au musée du 31 mai au 20 juin 2022 documente ce retournement au cœur de la capitale afghane durant toute l’année 2021.

Cavaliers du vent, exposition dans le cadre du FIGRA

Une exceptionnelle exposition de vingt photographies d’Alain Buu s’est tenue au musée du 31 mai au 20 juin 2022, en hommage au peuple afghan. En Afghanistan une actualité chasse l’autre à l’heure du retour des talibans suite au départ précipité des soldats américains, pour provoquer à « Kaboul, L’humiliante défaite » désormais tragiquement historique. Depuis combien d’année l’Afghanistan nous est-il devenu familier ? Entre guerres renouvelées, espoirs de paix toujours bafoués repoussés, l’Afghanistan cependant n’a cessé d’être au cœur de toutes les fascinations. En reportage, pour assister dans les montagnes de Tora Bora à la traque supposée de Ben Laden à l’origine des attentats du 11 septembre 2001, Alain Buu a succombé à la splendeur bleutée des paysages traversés. Il s’était promis d’y revenir, pour témoigner de la beauté farouche et authentique de ce pays unique « parmi les plus beaux du monde », capable de préserver toute sa noblesse malgré 30 ans de guerre. Aujourd’hui le pouvoir des talibans, s’installe dans une crise sanitaire, humanitaire sans pareil. Dans les plaines désertiques, au pied des montagnes de l’Hindou Kouch, les photos d’Alain BUU font date. Quand les chevaux pouvaient s’offrir un galop de liberté au bout de la longe que retient le descendant de Gengis Khan, tel le fil qui relie le passé au présent.

Exubérante Céramique par Odile Levigoureux

Le musée de la Chartreuse et l’école d’art de Douai s’associent et donnent carte blanche à Odile Levigoureux du 24 mars au 10 juin 2022. Cette artiste aime transformer la matière usant de savoir-faire complexes et patients. Après avoir expérimenté de multiples médiums tels que le vitrail, la tapisserie, le feutre ou le papier, la céramique constitue son terrain d’exploration privilégié. Sans croquis préparatoires, Odile Levigoureux modèle l’argile rouge de Beauvais. Sa sculpture est parcourue d’un élan vital : figure humaine, faune fantastique, flore abondante et parfois déguisée se déploient, à toute échelle et en tous sens. Exubérante céramique est une invitation à la découverte d’une œuvre multiple, féconde, en effervescence permanente. Ce monde mystérieux est dominé par le végétal et témoigne du goût de l’artiste pour l’art baroque. L’exposition révèle la richesse d’expression d’Odile Levigoureux qui aborde avec un même bonheur la sculpture, le décor ou l’ornement. Au musée, entre résonnances et contre-points, les céramiques deviennent natures mortes ou naturalia de cabinet de curiosités. Tandis qu’à l’école d’art, la galerie accueille des miroirs ornés ainsi que des compositions florales.

Livret expo Odile Le Vigoureux

Livret de l'exposition Exubérante céramique

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Taille: 3.77 Mo Extension: pdf Publié le 26 Aoû. 2022

Sages comme des images, portraits d'enfants sous la IIIe République

Au cours du 19e siècle, l'enfant prend une place à part entière au sein de la famille. La photographie devient un lien social, une cartographie visuelle et sensible des relations familiales sur plusieurs générations. Dans les années 1930, la photographie domestique va permettre la diffusion de scènes de vie inédites, sur le vif. Cette exposition, à découvrir du 18 septembre 2021 au 3 janvier 2022, met en image une mémoire intime de la société du nord de la France sous la IIIe République, au travers d'une centaine d'images touchantes.

Livret de salle Sages comme des images

Livret de l'exposition Sages comme des images

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Taille: 12.83 Mo Extension: pdf Publié le 26 Aoû. 2022

Dans la tête de Charles Dubus

Le musée a présenté du 27 octobre 2021 au 17 janvier 2022 la première exposition monographique des dessins, gravures, monotypes et peintures du jeune artiste arrageois Charles Dubus. Ce virtuose représente des paysages, réels ou oniriques, ainsi que des autoportraits. Son travail porte également sur des vues très fidèles d’architecture, ainsi que sur des « académies », représentations de modèles comme des bustes sculptés.