Musée de la Chartreuse
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Éditorial
 Une nouvelle restitution d’oeuvre d’art au musée

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Antinoüs, bronze, 1er / 2nd siècles après J.C, Douai, musée de la Chartreuse

La sta­tuette a été décou­verte vers 1780 au Quesnoy (France), puis appar­tint ensuite à la col­lec­tion d’Augustin Carlier (1732-1818), curé de Bavay, col­lec­tion­neur réputé d’anti­quité. Sa col­lec­tion fut acquise par la ville de Douai en 1833. La sta­tuette, reconnue comme une figure d’ora­teur ou d’Antinoüs, était enre­gis­trée dans les inven­tai­res du musée de Douai (main­te­nant Musée de la Chartreuse) dès 1849.

Le 3 juillet 1901, un vol eut lieu au musée de Douai. Le cam­brio­leur fut appré­hendé le 30 juillet sui­vant, en pos­ses­sion d’objets volés à Douai ainsi que de la liste de ces der­niers, dont l’Antinoüs ; tou­te­fois, la sta­tuette ne fut pas retrou­vée à cette occa­sion.

Le MFA acquis l’œuvre auprès du col­lec­tion­neur bos­to­nien Edward Perry Warren, sans avoir eu connais­sance de sa pro­ve­nance anté­rieure. On ne sait pas quand ou de qui Warren acquit cette sta­tuette.

Le musée de Boston n’a jamais rien su de sa pro­ve­nance jusqu’à l’année der­nière, lorsqu’une demande de prêt pour expo­si­tion très clas­si­que concer­nant cette pièce lui fut adres­sée et l’amena à mener des recher­ches appro­fon­dies sur son his­to­ri­que. Une fois que le MFA eut acquis la cer­ti­tude que l’œuvre avait appar­tenu au musée de Douai où elle était consi­dé­rée comme dis­pa­rue, il écrivit à ce der­nier pour lui signa­ler sa pré­sence à Boston. Le musée de la Chartreuse four­nit la docu­men­ta­tion sur le vol de 1901 ainsi qu’une pho­to­gra­phie d’époque de la sta­tuette. Les simi­li­tu­des rele­vées entre cette pho­to­gra­phie et la sta­tuette de Boston, notam­ment au niveau des acci­dents visi­bles sur la pièce, ne lais­sè­rent aucun doute sur le fait qu’il s’agis­sait de la même pièce.

De ce fait, les admi­nis­tra­teurs (Trustees) du MFA ont voté la radia­tion de cette pièce à l’inven­taire, afin de la res­ti­tuer à Douai.

La Ville de Douai tient à remer­cier le Museum of Fine Arts de Boston de ce geste exem­plaire.